La semaine dernière, lors d’un cours à l’UQAT, un professeur a fait une référence à Benjamin Walter selon lequel, grâce à la production de masse, la photo, la photocopie et autres procédés de duplication de produits divers, l’art actuel serait en train de perdre son aura. Selon moi, en ce qui concerne une oeuvre qui fut réalisée par un grand maître de la peinture ou de la sculpture il y a de ça quelques décennies ou des siècles, c’est vrais. De nos jours, n’importe qui peut se retrouver avec le plafond de la chapelle Sixtine du Vatican dans son salon, en images. C’est beau! c’est même superbe! mais, ça reste une copie d’une photo qui en a été prise, ce n’est pas l’original, la véritable fresque n’a pas été faite pour être dupliquée des milliers de fois, mais pour être unique! Donc, sur ce point, depuis l’apparition de la photographie, je crois qu’il est vrai que l’art d’entant a perdus de son aura imposante qu’occupait sa présence en un lieu donné. Toutefois, cette critique de la part de Benjamin date de 1939, soit, il y a 83 ans, environ. Depuis, la photographie est devenue art, la production en série s’est fait oeuvre et critique, le ready-made, le pop art, l’art conceptuel, l’art photographique, la sérigraphie, le dada, le surréalisme et j’en passe! Nombre de courants artistiques ont su utiliser cette désacralisation de l’art, cette possibilité apportée par la photographie et le cinéma pour faire des chefs-d’oeuvre qui auraient été impossibles à réaliser autrement! Au final, pour son époque, Walter Benjamin avait bien raison de critiquer l’influence de la photographie sur l’art. Mais aujourd’hui, elle ne s’applique plus selon moi.

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